Voici l'évolution des symptômes et des signes qui caractérisent
le cheminement d'un
« buveur problème »
[i]
:
1. conscience des actions lorsqu'on boit, mais oubli dès le
lendemain on a tout oublie ;.
2. prise de verres à la cachette ; on trouve les portions de
plus en plus petites
et trop de temps se passe entre les consommations ;
3. refus d'admettre que la boisson devient un problème ;
4. justifications pour l'absorption de quelques ou de plusieurs
verres ;
5. refus de se rendre à des manifestations sociales où l'on ne
sert pas de boissons alcoolisées ; boire de l'alcool devient
plus important que l'événement.
6. Le « lendemain de la veille » devient un vrai cauchemar.
Symptômes physiques :
Symptômes psychologiques :
Seule la consommation d'alcool peut soulager temporairement ces
symptômes.
Après 15 ans pour l'homme et 10 ans pour la femme, une soûlerie
pourra se terminer par un
delirium tremens ou l'hallucination alcoolique aiguë.
7. Les troubles gastro-intestinaux, la perte d'appétit
surviennent, l'alcool devient l'aliment principal et des
carences nutritionnelles marquées apparaissent.
8. L’insomnie et l’irritabilité sont des caractéristiques du
buveur problème.
Contrairement à ce que l'on pense habituellement, l'alcool n'est
pas un stimulant
mais un calmant, un déprimant du système nerveux central. Il
engourdit la douleur, mais ne règle aucun problème. L'alcool
réduit de 33 % les facultés visuelles, il diminue la mémoire de
50 % , augmente les erreurs de raisonnement de 67 % et diminue
la force musculaire de 10 %
[ii].
L'alcoolique tire environ 50 % de ses calories de la
consommation de boissons alcoolisées. Ce liquide si rapidement
absorbé n'a pas une grande valeur nutritive.
La consommation d'alcool augmente la production urinaire, ce qui
accroît la perte de nutriments dans les urines. Elle diminue
aussi les vitamines absorbées en sa présence. Le corps doit donc
aller puiser dans ses réserves. Cette consommation exagérée,
crée de nombreuses carences :
vitamine A,
vitamine
B1 ou thiamine,
vitamine B2
ou riboflavine, vitamine B3 ou niacine,
vitamine B6 ou pyridoxine,
acide folique,
vitamine C ; 90 % des alcooliques sont carencés en
calcium, en
magnésium, en
zinc.
La consommation d'alcool augmente avec une nutrition déficiente
en certaines vitamines et des changements apportés à la
consommation de sucre et de gras
[iii].
La consommation d'alcool crée des déficiences minérales
notamment en calcium et en magnésium. Cet apport insuffisant de
minéraux alcalins contribue à acidifier l'organisme. Le
déséquilibre acide-alcalin
peut contribuer à cette dépendance et le bien-être ressenti en
état de bio-équilibre diminue sûrement la propension à la prise
d'alcool.
L'alcool nuit au métabolisme des acides gras essentiels qui se
retrouvent dans toutes les cellules. Les acides gras essentiels
ont une importance capitale pour la santé du cerveau et du
système nerveux central. Cette perte d'éléments nutritifs
essentiels a des répercussions autant sur la santé physique
qu'émotionnelle. Il s'ensuit des dommages à la glycémie (taux
des sucre dans le sang), au foie, à l'estomac, au pancréas, au
système nerveux, au cerveau, au
cœur, etc.
Nous avons remarqué une corrélation entre la consommation de
café et l'alcoolisme,
car les alcooliques sont de grands buveurs de café.
C'est le foie qui a la tâche de
neutraliser les effets nocifs de l'alcool. L'alcool pénètre la
paroi de l'estomac pour se rendre directement dans le sang.
Normalement le foie effectue cette fonction sans
difficulté, mais une consommation exagérée
épuise le foie et
l'intoxication commence. Les cellules du foie seront touchées.
Le tissu se sclérosera (la cirrhose).
Les alcooliques sont 2 fois plus sensibles aux allergies
alimentaires que les personnes abstinentes.
Les alcooliques peuvent souffrir de problèmes métaboliques en
produisant trop d'enzymes qui ont la propriété de transformer
l'alcool en une autre substance l'aldéhyde acétique. Une trop
grande quantité de cette substance dans le sang est responsable
d'une oxydation anormale, d'où la présence de radicaux libres
qui causent des problèmes organiques.
L'hérédité joue aussi un rôle dans l'alcoolisme, en ce sens que
nous héritons d'une tendance due à des carences alimentaires et
à des déséquilibres organiques. Le
stress et les
mauvaises habitudes alimentaires viennent précipiter cette
prédisposition.
Un lien existe entre l'hypoglycémie
et l'alcoolisme. Un buveur compulsif devient généralement
hypoglycémique, et un hypoglycémique peut devenir alcoolique
lorsqu'il découvre que l'alcool lui apporte les mêmes effets que
le sucre
[iv].
Dans certaines familles, la moitié des membres connaissent une
dépendance face au sucre et l'autre moitié a une dépendance à
l'alcool
[v]. Beaucoup d'alcooliques
qui cessent de boire consomment avec excès des friandises
sucrées, du café et des cigarettes.
Plusieurs symptômes de l'alcoolisme ressemblent aux symptômes de
l'hypoglycémie.
Questionnaire (Êtes-vous vulnérable à l'alcool ?)
[i]
ABRAHANSON, E.M
et A.W. PEZET. Le
corps, l'esprit et le sucre, Montréal,
Éditions
Laplante & Langevin, 1965, page 148, 216 p
[ii]
Idem.
[iii]
GUENTHER, Ruth M.
A nutritional guide
for the problem drinker, Connecticut, Éditions Keats
Publishing, 1983, page 6, 24 p.
[iv]
AIROLA, Paavo.
Hypoglycemia a better
approach, Arizona, Éditions Health Plus, 1977, page 62,
191 p.
[v]
NULL, Gary,
Nutrition and the
Mind, New York,
Éditions Four
walls eight windows, 1995, page 14, 304 p.
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