Colette Dumais, Naturopathe, N.D., B.Éd.

Problèmes de santé

Hypoglycémie (baisse trop grande du taux de sucre)

Importance du taux de sucre dans l'organisme

Pour accomplir tout travail, notre corps a besoin de carburant. Le combustible employé est le sucre ou glucose. Il est fabriqué à partir des aliments lors de la digestion. Il se rend par le sang jusqu'aux cellules. Il nourrit celles-ci et il leurs donne l'énergie nécessaire pour qu'elles puissent faire leur travail.

Le système nerveux est très dépendant de l'apport en glucose.  Le cerveau qui ne peut le stocker en a besoin de minute en minute pour accomplir toutes ses fonctions.

La quantité de sucre dans le sang doit avoir un niveau convenable pour que  s'accomplisse harmonieusement la tâche à réaliser. Au cours de la journée, le taux de sucre varie mais toujours à l'intérieur de certaines limites.

Le pancréas

C'est le pancréas qui à l'aide de l'insuline stabilise le taux de sucre du sang anormalement haut. Un pancréas trop sollicité par l'ingestion de substances inappropriées engendre un déséquilibre insidieux. Il produit trop d'insuline pour abaisser anormalement le taux de sucre. A certains moments de la journée, il est trop élevé à d'autres moments, il descend trop bas et trop rapidement. Ce qui va créer chez l'individu une instabilité. Lorsque le taux de sucre dans le sang est anormalement bas ( hypoglycémie ) les fonctions cérébrales sont touchées. Il s'ensuit une lassitude ou une instabilité émotionnelle [1] et une panoplie de symptômes physiques.

Sucres lents et sucres rapides

Le glucose s'élabore à partir des protéines, des lipides et des hydrates de carbone. Les hydrates de carbone qui sont raffinés par des procédés d'usinage ( pain blanc, riz blanc, pâtes, pâtisseries à base se farine blanche, céréales transformées )  se convertissent plus rapidement en glucose que les hydrates de carbone naturels. Cette accélération fait fluctuer plus rapidement le taux de sucre dans le sang et les hypoglycémiques fonctionnels doivent absolument restreindre leur consommation d'hydrates de carbone raffinés pour ne pas aggraver leurs symptômes. 

Une alimentation qui ne convient pas au type de pH acide, propre aux hypoglycémiques contribue fortement à dégrader l'état de santé de la personne touchée par l'hypoglycémie.

Les symptômes

1. Ils sont reliés avec l'heure des repas. Un retard dans la prise d'un repas et apparaissent des malaises.

2. Ils sont aussi reliés avec le type d'aliments du repas. Exemple: soupe, salade verte, café.

3. Ils peuvent aussi survenir après l'absorption de produits comme l'alcool, le café et la cigarette qui ont un effet rapide sur la glycémie.  Les malaises les plus significatifs sont les suivants :

Les symptômes physiques Les symptômes émotionnels
faim continuelle frilosité
nausées irritabilité
troubles digestifs nervosité
courbatures anxiété
crampes peurs irraisonnées ( phobies )
tremblements crises de larmes
convulsions trous de mémoire
maux de tête manque de concentration
vertiges et étourdissements distraction
vision brouillée indécision
fatigue pensées brumeuses
difficultés à accomplir des tâches physiques et mentales simples troubles de la perception
évanouissements agressivité
impression de manque d'air palpitations
insomnies et cauchemars

Les individus les plus à risque

Ils se retrouvent dans les familles ou l'on rencontre les problèmes suivants: l'obésité, le diabète, l'alcoolisme et les troubles émotifs. La période la plus propice au développement de ce déséquilibre se situe approximativement dans la trentaine. A cette période de la vie, on en fait souvent plus que nos capacités le permettent.

Même si à première vue on ne semble pas à risque, ne pas oublier que cette instabilité s'installe graduellement, c'est-à-dire que les symptômes augmentent en nombre et en gravité avec le temps et notre mode de vie n'est pas étranger à cette dégradation de la santé:

1. stress intenses

2. alimentation inappropriée

  • consommation exagérée de produits contenant de la caféine, du sucre
  • consommation régulière de " Fast food ", d'alcool, de cigarettes  
  • consommation insuffisante de protéines, d'hydrates de carbone non raffinés : céréales, tubercules, légumes-racines, légumineuses

3. sauts réguliers des repas

Les produits stimulants et presque dépourvus d'éléments nutritifs pour réparer les dommages causés par le stress, ne mettent personne à l'abri de ce genre de problème. Avec le temps le nombre de symptômes augmentent et la vie devient de plus en plus pénible à supporter. Fait à noter, de plus en plus de jeunes sont touchés.

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